Ouais Cow-Boy, vise cette Mustang, je sers les freins aussitôt, me lançant sur la grande route de l'ouest, Anaïs assise sur la banquette arrière avec James, parlant de leurs études finies. Allongé sur le volant je coupais l'horizon à plus de 120 miles à l'heure, les conteurs prêt à lâcher, à la radio y avait de la Country. Anaïs chantonnait, tête posée sur la vitre, me regardant avec un sourire que j'aime en elle, pendant que le Cow-Boy dormait contre ses douces cuisses. Un jeune pédéraste monta, fier comme ce Bewak, quand il me regarde, avec des yeux perçant et cherchant l'idiotie de l'autre. Malheureusement il n'avait pas une pièce à me filer, même pas un cents, alors il nous confia que son père tenait un Drug store. Arrivé à Denver on le déposa devant une allée menant à une rue étroite, On sorti de la bagnole, on commençait à avoir faim, James alla chercher quelques bouts de pain, et morceaux de viandes dans une épicerie. Pendant l'heure qui suivit, le môme revint, hochant la tête l'air troublé, il me donna 1 dollar et 20 cents, il chuchota et me dit que son père était en taule, puis il repartit. On alla chez Tom Larks, il vivait dans une maison perdue au fin fond d'une immense forêt, assombrie par des pins. Il y avait de la brume, ça rendait l'endroit sinistre, j'aimais ça, James barbotait assis à ma droite, il se sentait mal à l'aise lorsque je m'arrêtais essayant de trouver la baraque.
- Fonce, fonce, j'ai pas de temps à perdre qu'il disait en regardant la forêt avec de grands yeux ébahis." Je fonçais tandis qu'il souffla pour relâcher toute ça peur. Anaïs dormait aisément installée sur la banquette arrière; on traversa un pont à une seule voie, seulement un camion s'engagea, fonçant à toute allure je m'opposais à cette masse de taule qui me faisait des appels de phares.
- Arrête toi Brice ! me dit James.
- Faut savoir mon vieux, admires dont le paysage hihiouahahah."
On passa sur le pont en bois, menant à la cahute de Tom. La nuit commençait à peine à tomber sur les cimes, tout en se glissant entre les écorces brunes des pins. On vit là, posée sur un rondin de pin, une lanterne resplendissante de lumière. Le terrain était immense, des murs de pins nous entouraient. A peine arrêté Anaïs avait déjà claqué la porte.
-C'est gigantesque ! s'exclama t-elle".
Brice.K
sur ce,ciaossu <3